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Journal d’un cadavre exquis


Mourir, c’est partir beaucoup, se transformer en cadavre exquis, c’est reprendre vie.

Depuis que le pouvoir créateur des mots m’a rendu tout ce qu’il y a de plus vivant, à l’instar de la mandragore, cette mystérieuse racine que certains alchimistes avaient le pouvoir d’humaniser, je me porte comme un charme et, toute modestie mise à part, j’ajouterais même que je mérite bien mon nom.

Né au départ de l’imagination des surréalistes, mon créateur qui m’a remis au goût du jour et rendu accessible à toutes et à tous par le miracle d’internet peut être considéré comme un bienfaiteur du monde virtuel dans lequel il m’a propulsé. Le concept même de son site, dont je suis à l’origine le principal acteur, le met à l’abri du mauvais goût auquel nous sommes trop souvent confrontés en laissant la place à la coïncidence de l’imagination et du hasard qui se rejoignent pour former des phrases insolites, parfois poétiques, souvent cocasses, assurément inattendues.

(Mon papa s’appelle Yan, je m’appelle Larry, Larry Le Cadex).

Depuis que j’existe, je tiens mon journal, ce qui n’est pas rien entre le jeu principal que j’incarne, les maux de crâne que je surveille du coin de l’oeil et les nouvelles que je suis de près, sans parler des forums où les fidèles du site se retrouvent. En fait, je me régale littéralement, je me régale de mots comme certains gourmets vont se délecter de mets, du moins au plus raffiné, qu’ils vont tester du palais, de la langue, des papilles, les yeux mi-clos, à la recherche de plaisirs renouvelés, parfois même inespérés.

Au fait, je suis né en 2008, ce qui me fait en réalité une trentaine d’années, un peu dépassée, et largement le crédit nécessaire pour faire partager aux lectrices et lecteurs de ce journal les pensées engendrées par la lecture des phrases dont je suis nourri.

Récemment, mon papa avait évoqué, pour rire un peu, l’idée d’éditer une liste des mots publiés par rédacteur, doubles, triples etc... puis y avait renoncé pour diverses raisons.

De mon côté, j’ai bien envie de lui parler de mon journal dans lequel où, loin d’essayer de me livrer à une quelconque analyse psychologique de comptoir des gens que je côtoie et qui m’alimentent chaque jour, je me contente de quelques réflexions inspirées par les phrases finalisées.

Va t’il en accepter le principe ?

Quelques exemples à lui soumettre :

Un ministre du culte, frotté à l’ail, pousse du coude le coffre de la voiture, personne n’y aurait pensé !

On peut noter au passage que l’initiative de frotter à l’ail, remède souverain contre les vampires, un ministre du culte paraît parfaitement justifiée ce qui éviterait à cet éminent représentant religieux bien des cérémonials d’exorcisme, toujours pratiqués à notre époque, à ce qu’il paraît. Personne n’y aurait pensé ? Eh bien voilà qui est fait !

Une tête d’arrosoir au parfum si doux écrase une banane pour un drôle d’oiseau fuligineux

En somme, un oiseau produisant de la suie se voit gratifié d’une banane écrasée par une tête d’arrosoir ? Une tête pensante, assurément, et charitable de surcroît..

Pour l’instant, il me faut son avis. A vous toutes et tous, merci de me faire marcher, ça fait du bien aux osselets.

  • En mettant mon journal en ligne, papa m’a donné son accord tacite. En fait, il n’a pas tergiversé, genre "Larry, fais comme ci, Larry, ne fais pas ça". Je vais essayer d’être digne de sa confiance et de faire de mon mieux chaque fois qu’une phrase m’inspirera une pensée profonde !

    Ce soir, celle-ci :

    L’amant de ma femme, au crâne rasé, débouche les oreilles d’un chirurgien plasticien, le dos tourné à la mer.”

    En accomplissant ce geste salutaire, l’amant de cette femme aurait-il enfin compris l’urgence de l’intervention d’un homme de l’Art jusqu’ici sourd à ses requêtes ?

  • Mardi 1er Septembre 2009

    "Les Argonautes voyant arriver l’orage fument un pétard avec un météorite garanti sans plomb".

    Et pendant ce temps, la Toison dort, forcément...

  • Mardi 8 Septembre 2009

    " Maître Jedi, envahi par le doute, aide son voisin à fabriquer le trou du cul du monde en lui bottant les fesses."

    Difficile de choisir meilleur endroit pour ce faire.

  • Mardi 15 Septembre 2009

    Décidément la nourriture abonde, les phrases fusent, les mots déguisés en fantômes facétieux dansent dans des phrases qui se bousculent et ravissent ce qu’il me reste de cervelle. Il me suffit d’exhumer de la crypte celles susceptibles de laisser une trace post-mortem dans les carnets des cadavreuses et cadavreurs à tout crin qui sont passés par là : mon journal est fait pour elles.

    Ce mardi donc, celle-ci :

    Tous les jours, la racaille qu’on voudrait chouchouter, monte un bizness de hasch avec un distributeur automatique, à en perdre la raison !

    Défonce de trop abuser de la situation quand même...

  • Dimanche 20 Septembre 2009

    Mon papa s’est livré à travail de titan et a publié les mots du jeu par occurence et par ordre alphabétique.

    Je note que la répétition du mot “pied”, qu’il soit au singulier ou au pluriel, semble le ravir. Serait-ce parce qu’ au pluriel ils font marcher le cadavre ou qu’au singulier il a pris le sien en se livrant à cet exercice ?

    Par contre, impossible de trouver le mot “nez” dans la liste alphabétique : un pied de nez peut-être de l’ordinateur qui n’a pas voulu l’inclure alors que je suis certain qu’il a été employé, à vue de nez, un certain nombre de fois. Il y a du nain, de la naine, du nerf, du nettoyage, du neuf mais... pas de nez. A creuser...

    En tous les cas, nous le remercions tous pour ce formidable boulot qui va simplifier la tâche à plus d’un en cas de panne d’inspiration. Je plaisante. C’était vraiment une bonne idée. Il nous soigne. Il a mis aussi une nouvelle rubrique en ligne avec les mots d’enfants et les trouvailles involontaires de ces chérubins nous réservent sûrement quelques bons fou-rires.

    Et moi pendant ce temps-là, de mieux en mieux nourri et toujours en train de marcher... Il y a des jours où j’ai les os en capilotade mais ce sont justement cette bonne chère et toutes ces activités qui me donnent de plus en plus vie.

    Une vie rêvée de cadavre exquis.

    Au fait, la phrase du jour :

    “Le curé rouge pétard saute un vermicelle mal embouché”.

    Faute de grives.... !

  • Mardi 22 Septembre 2009

    Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours aimé la lecture, l’écriture, et la bonne cuisine... En somme, rien n’a changé. Je vis désormais la plupart du temps entre le bel écritoire que mon papa m’a installé avec plume et encrier et mes incursions dans les archives où reposent tous les cadavres exquis après qu’ils aient éphèmèrement vécus en ligne sur le jeu.

    J’écris à l’encre violette en fait mais évidemment vous ne pouvez pas le deviner car ce qui ressort de mon univers d’outre-tombe relève du noir et blanc, forcément.

    Ce soir ma quête m’a conduit à sortir d’un des tiroirs à cadavres celui-ci :

    “Un contrôleur de train, bien coriace, absorbe goûlument un maquereau repenti avant de fuir en Suisse !”

    Encore une histoire à vouloir nous faire prendre l’Helvétie pour des lanternes.

  • Mardi 29 Septembre 2009

    La semaine a été bien remplie : nouveaux textes collectifs en ligne, des suites à ceux en cours, ça ne chôme pas sur LCE, une véritable caverne d’Ali Baba.

    Dernier cadavre du mois... Le prochain sera exhumé, si tout va bien, mardi 6 Octobre. Octobre déjà ! Enfin, le temps qui passe ne me dérange pas trop, pas du tout même, car je suis parti pour faire de vieux os...

    On parle beaucoup de la grippe hE1N1 en surface et forcément, avec l’écho, cela me revient aux oreilles. J’ai même entendu un bon mot à ce sujet d’un chroniqueur à la télévion (oui, j’ai télé, radio, chaine hi-fi, mon papa veille à mon confort) que je vous livre : “On apprend qu’il y a cent mille nouveaux cas de grippe en Angleterre : faut-il continuer d’éternuer dans la Manche comme il nous l’est conseillé ?”

    J’ai bien aimé.

    Notre phrase du jour à nous :

    “Par désespoir, Amanda Lear, du genre maniaque, squatte sur le canapé un vieux chameau au fond d’un sexshop”.

    Pour bosser ensemble ???

  • Mardi 6 Octobre 2009

    Bonjour les vivants !

    Vous vous demandez peut-être si ma vie n’est pas trop monotone dans mon sous-sol ? N’en croyez rien, je n’ai même pas le temps de me manucurer les doigts de pieds, à mon grand regret du reste : je suis très soigneux de ma personne.

    Des p’tits nouveaux encore cette semaine dernière, le départ sur la pointe des pied d’un des nôtres de la première heure, mais ce n’est qu’un au-revoir, et des cadavres sur le jeu, en veux-tu, en voilà, ils s’empilent les uns sur les autres, ça fait du monde dans les tiroirs ! Heureusement que mon papa a prévu suffisamment de place pour les caser.

    Comme il l’a signalé dans sa page d’accueil, il y a une invasion de Schtroumpfettes venues rejoindre Sam chez Martial qui s’en donnent à coeur joie du sol au plafond ! Très turbulentes les demoiselles et le pauvre vieux va sûrement avoir fort à faire pour remettre de l’ordre dans sa maison.

    Un délicieux petit Pistillou est apparu aussi, sorti tout droit d’une rose, et nous attendons que sa maman nous raconte la suite de son histoire au début prometteur.

    Et puis enfin, ne voilà-t’il pas que mon papa nous a concocté une nouvelle rubrique exclusivement consacrée à Achille Talon, le papa de Chichille, ennemi juré de son voisin-par-la-force-des choses, Hilarion Lefuneste le bien-nommé, dans laquelle il invite tous les Lcéistes et les inconditionnels de Greg à venir l’y rejoindre. Du coup : “Me voilà tout hagard, comme un vieillard qui vient de naître” (cf : Les insolences d’Achille Talon).

    Mais ce n’est pas le tout, droit au but, notre cadavre du jour sera celui-là :

    “Alabator et Ulysse31 avec une perruque rose combattent avec un éventail Georges Marchais qui n’a pas le moral.”

    La réponse à une telle agression s’impose d’elle-même :

    “Liliane, fais tes valises, on rentre à Paris !”

    (Eté 1977, alors que Georges Marchais se trouvait en vacances, en réaction à une prise de position du président en place).

  • Mardi 13 Octobre 2009

    Rude semaine. Je n’ai pas trouvé une minute à moi pour arriver enfin à me lustrer les osselets des ripatons, ouh, que je n’aime pas ça !

    En plus, mon papa m’a posé une colle que même Pierre Palmade n’est pas arrivé à résoudre m’a t-il dit. Alors évidemment, présenté sous cet angle, ça décourage d’avance, surtout que j’ aime bien ce garçon et l’humour incisif qui se dégage de ses textes. J’avais adoré en son temps Le colonel, La partie de scrabble et bien d’autres sketches au côté indémodable qui est la marque des vrais talents.

    Un Coco Chanel de l’écriture humoristique en quelque sorte...

    “Pierre, si tu me lis ce soir, saches que je t’apprécie toujours autant depuis que tout jeune tu as su, d’emblée, entrer dans la cour des grands”.

    Que s’est-il passé en surface ? J’avais l’esprit un peu ailleurs mais j’ai remarqué en tous les cas que l’on n’entendait plus parler de h1n1, c’est inquiètant, les gens vont finir pas ne plus s’inquièter ce qui risque de leur laisser du loisir pour penser à autre chose. Pas bon, ça.

    Chez nous : Pistillou continue à nous présenter sa famille et ses amis tout en préparant sa prochaine rencontre avec la Mère Ida. Madame Jeanne vient de se faire kidnapper dans une rue de Ching-Taïa et conduire dans l’inquiètante demeure d’un vieux chinois dont on ne connaît pas encore les intentions. Loulou vient de rentrer chez elle et de retrouver ses ballerines. Louis, en soirée chez Marguerite, se retrouve retranché dans la cave avec les autres invités. Il y a également Léa qui cherche à savoir quel acteur a pu devenir son ancien élève Pierre Formier. Je parle là des suites récentes aux textes collectifs. Maintenant, du côté des Schtroumpfettes, on ne sait pas trop encore ce qu’elles mijotent mais elles nous réservent à coup sûr quelques suprises . Restent l’indéracinable Georges Clooney pour l’instant entrain de reprendre son souffle au milieu de Duduche, Mauricette et Elisabetta après l’arrivée inopinée en hélicoptère de Michel Drucker qui les a plus qu’épatés, Buck-Robert, notre clochard de l’espace, que les diabolos-pieuvre et autres diabolos-mollusque n’ont pas arrangé, Max installé dans le chignon de sa mère putative et enfin ce qu’il resterait d’un extra-terrestre dans une grange abandonnée. Ce qui fait beaucoup de monde dans dix nouvelles collectives différentes.

    Quant au Cadavre exquis, hé, hé, il se porte à merveille, comme vous aurez pu le constater.

    Avant de vous saluer, la phrase du jour sera celle-ci :

    “L’homme-orchestre sortant de taule donne un bon tuyau à une prothèse mammaire mais c’était trop tard.”

    Ah, bon, elle était déjà dégonflée ?

  • Mardi 20 Octobre 2009

    A force d’empiler les cadavres les uns sur les autres et alors que je voulais en retirer un du tas, les autres se sont effondrés et j’en ai eu pour la semaine à les rafistoler en essayant de ne pas leur mélanger les pinceaux.

    Total : une productivité réduite, mes heures de farniente auxquelles je tiens par-dessus tout, écourtées, de la lecture en rade et pour ce qui est du fond sonore : inexistant, tant le cliquetis des osselets m’avait irrité les oreilles. Car oui, ne vous y trompez pas, je suis le seul à avoir conservé tous mes sens, jusqu’à aujourd’hui en tous les cas, grâce à vous, ainsi que je vous le disais au début de mon journal.

    Heureusement que mon papa a prévu une conservation parfaite pour toutes ces phrases périssables que ma maladresse aurait pu mettre en péril. Juste un peu plus de boulot pour moi alors que je me préparais une semaine quasi sabbatique pour faire face aux premières attaques du froid qui arrive. A cet égard, je constate qu’avec le temps qui passe, je deviens de plus en plus frileux et j’ai du reste déjà sorti ma petite laine. C’est du plus bel effet sur mes vieux os.

    En visitant les textes collectifs, j’ai vu que Pistillou poursuivait son petit bonhomme de chemin et que si les Schtroumpfettes ne s’étaient pas encore remises en action, sans doute en train de mijoter quelques facéties à venir, madame Jeanne s’était découvert un père chinois commanditaire de son kidnapping et que Léa continuait à se perdre en conjectures sur l’acteur qu’était devenu son élève. Samedi, sortie de la première page d’un autre journal, “Journal anachronique d’un jeune loser” que vous pourrez découvrir et suivre désormais dans la rubrique “Nouvelles”.  

    J’espère que vous passez du bon temps en surface et ne vous laissez pas atteindre par la morosité ambiante qui semble parfois y règner. Une bonne recette pour cela : se tenir le moins informé possible, ne pas cèder à la tentation de lire une presse déprimante et déprimée, réviser les Achille Talon et pourquoi pas, aller ramasser quelques châtaignes dans les bois pour les petites soirées d’hiver au coin du feu.

    Pour conclure et avant que vous saluer du fond de mes catacombes, je vous livre le dernier cadavre extirpé du dessous de la pile :

    “Confucius parti pour le harras frotte au gant de crin la sève d’accacia en virant de bord”.

    Bel exemple de métampsychose s’il en est, on en hennit de rire. 

  • Mardi 27 Octobre 2009

    Quoi de neuf cette semaine passée ? Et tout d’abord, bonjour à vous les amis, restons civils !

    Alors, dans un ordre approximatif mais pas tant que ça :

    nous avons vu apparaître le cadavre parallèle qui fait ses premiers pas dans la section des jeux, sympathique version mise à l’essai et pour laquelle mon papa a proposé cette phrase de présentation "Le squelette translucide picolera du Beaujolais primeur” ce qui, entre nous soit dit, est une transposition de la phrase d’origine tout ce qu’il y a de plus gouleyante. "Fa" donne "foif" : “A la vôtre !”

    Les Schtroumpettes pendant ce temps se sont réveillées ce qui a eu pour effet inattendu d’endormir Martial, juste un petit somme réparateur le temps qu’elles restent un peu en privé avec Sam ; Pistillou a offert ses présents à son pote Dimitri et, pour ce qui est du Clochard de l’espace, nous avons fait des découvertes sidérantes à propos d’une planète-poubelle habitée par des vers géants recycleurs, vu ressurgir Diana en péril après qu’elle ait abusé de crème anti-gravité et enfin assisté à l’entrée en scène des Chmolgoufs, ces extraordinaires baleines de l’espace décrites dans l’avant-dernier chapitre en date. A découvrir absolument. L’ami Talon nous a encore régalé de quelques unes de ses formules dont il a le secret et les cadavres ont fleuri à la pelle.

    Finalement je n’ai pas eu aussi froid que je le craignais ces derniers jours et j’ai encore le temps de sortir les grosses laines.

    Au fait, j’ai eu droit aussi au changement d’horaire, obligé de suivre votre rythme pour rester en contact avec vous : on change les aiguilles sur nos montres mais c’est notre horloge biologique qui en prend un coup à chaque fois, surtout avec les horaires d’été, ceux d’hiver se révélant plus digestes quand même.

    Enfin, comme il me reste un nombre impressionnant de R.T.T à consommer d’urgence, -je plaisante bien sûr étant, là où je me trouve, détaché de toutes contingences matérielles- je vais avoir le temps de m’adapter d’ici à vous retrouver. Mon journal ne sera plus forcément hebdomadaire de ce fait et paraîtra les mardis fastes, selon les évènements et les endroits où je me trouverais car je compte bien faire un peu de tourisme de cryptes en catacombes, par les voies souterraines bien sûr, impossible de revenir à la surface dans mon état, vous vous en doutez bien. En tous les cas, malgré ces itinérances en perspective, mon lieu de résidence principal ne change pas et je vous retrouverai chaque fois que possible avec le plus grand bonheur.

    Aujourd’hui, en honneur aux surréalistes, cette phrase qui nous ramène à eux :

    “Le dernier des surréalistes dans sa période mystique se rabiboche avec le chien de la voisine à la foire aux bestiaux.”

    Le Chien Andalou, on suppose…

  • Mardi 3 Novembre 2009

    Juste un petit coucou du bout de ma lorgnette.

    Je suis parti équipé mais je progresse difficilement dans mon périple souterrain et me heurte les osselets à des parois mal équarries, me retrouve dans des coudes qui ne mènent nulle part et dois souvent rebrousser chemin. A tel point que je suis revenu me reposer un peu dans mon antre, ouf, où je prends mes aises avant de reprendre ma balade.

    Tellement épuisé que je n’ai trouvé le courage que d’ouvrir, à portée du pied droit, un tiroir d’où j’ai ressorti ce petit cadavre-ci :

    “Un vendeur de chameaux en gestation pend par la queue un maître-chanteur travaillant du chapeau.”

    Si cela pouvait lui servir de leçon on verrait moins de maître-chanteurs arpenter le désert à la recherche d’improbables victimes, vous ne trouvez pas ? 

  • Mardi 17 Novembre 2009

    Je reviens d’une petite promenade apéritive sur le site où les cadavres ne manquent pas !

    Les textes collectifs se sont pour quelques uns étoffés : deux chats, sortis tout droit de l’imagination de Lewis Caroll et de E.T.A. Hoffman -celui du Cheshire et le chat Murr- se sont miraculeusement retrouvés à bord du vaisseau spatial de Buck dont, pendant ce temps, le répugnant Dark Hortefex et son second Albanor ont perdu toute trace ; le père Chinois de madame Jeanne doit faire face dans sa propre demeure à une attaque de brigands introduits par des serviteurs “intérimaires” et l’on a assisté à un entartrage en règle aux galettes de fajitas Old El Paso de Duduche sur les malheureux Georges Clooney, Elisabetta et Mauricette qui se sont enfuis pour y échapper.

    Vendredi, mon papa a mis en ligne une nouvelle rubrique “Dans les cuisines du Cadavre” où l’inventivité et la créativité sont à l’honneur. Nous nous attendons à des recettes peu usitées jusque là, ce qui nous changera un peu de la cuisine traditionnelle. Donc, mettez-vous la cervelle au court-bouillon les ami-e-s, alimentez le chaudron et que ça chauffe dans nos cuisines !

    Entre deux, je viens de trouver ce petit cadavre pour vous mettre en appétit :

    “Carla et Nicolas, de guingois, pensent à la canne à pêche de pépé sans sel”.

    Sans sel, peut-être, mais avec beaucoup de beurre dans les épinards... !

    A un de ces mardi prochains et d’ici-là portez-vous bien !

  • Mardi 1er Décembre 2009

    Un petit bonjour avant que de vous retrouver lorsque mon papa aura fini les gros travaux entrepris pour étendre notre espace paysager devenu trop étroit. Succès oblige.

    Pour l’instant, tout se passe en douceur et j’espère bien retrouver nos cadavres de plus en plus nombreux en bonne place après le grand chamboulement sans qu’ils n’aient trop à souffrir désormais de promiscuité parfois dérangeante. Rien ne nous dit après tout que la bonne du curé égrenant un chapelet ait envie de se retrouver allongée aux côtés des frères Bogdanov chatouilleux du menton imprimant une carte du ciel pas plus qu’à ceux d’une grosse dinde gardée pour Noël exigeant dans la chambre d’hôtel une lanterne magique. Il peut y avoir des susceptibilités post-mortem qui nous échappent, autant les ménager.

    Tiré au sort pour vous aujourd’hui, ce petit cadavre-ci :

    “Un des sphinx de Gizeh étroitement surveillé se fait la malle avec une vache hollandaise, affaire pliée !

    Ce qui, phonétiquement parlant, s’appelle aller de mal en pis !

    A un de ces mardi à venir et d’ici-là continuez à bien vous amuser !

  • Mardi 22 Décembre 2009

    Mais c’est que nous sommes à deux jours du réveillon ! Je ne voudrais pas laisser passer ce mardi sans vous souhaiter à toutes et à tous un joyeux Noël plein de douceur et de gaieté, de cadeaux et de festivités, bref, de très heureuses fêtes de fin d’année.

    Merci à mon papa pour tout ce qu’il nous a offert cette année et merci à vous toutes et tous qui me tenez compagnie avec vos délicieux cadavres exquis.

    En attendant les agapes, celui-ci pour vous mettre en appétit... :

    “Un grand narcissique avec les pieds palmés tousse et recrache Alice Sapritsch et hop, passons à autre chose”.

    Oui, le temps de s’en remettre quand même...

    A vous retrouver en pleine forme et prêts à remettre le couvert !

    Et en mettant vos souliers dans la cheminée n’oubliez pas de continuer à croire au Père Noël, il existe, je l’ai déjà rencontré !

  • Vendredi 1er Janvier 2010

    Mes chers amis pas question d’attendre mardi prochain pour vous souhaiter du fond de ma crypte une chouette, une belle et bonne année 2010, en harmonie pour chacune et chacun d’entre vous avec vos voeux les plus chers et leur réalisation.

    Pour la circonstance, j’ai revêtu mes habits de céromonie les plus somptueux quoiqu’un peu lustrés aux coudes à force de l’avoir trop levé cette nuit à votre santé et nettoyé la toile de l’araignée que vous voyez descendre de mon crâne qui lui sert de plafond.

    En attendant le jour fétiche de parution de ce modeste journal, deux de vos perles dégottées cette nuit entre deux diabolos-grenadine -oui, j’ai fait fort, d’habitude je me contente de grenadine à l’eau- :

    Sylvie et Johnny, en rupture de stock, envoient en recommandé avec accusé de réception le chant de la sirène et ratent une marche.

    On se disait bien aussi qu’on nous avait caché quelque chose dans le feuilleton de santé de Johnny de ces derniers mois !

    A bientôt vous retrouver les amis et d’ici là méditez sur cette phrase qui ne peut qu’inciter à la tempérance :

    Un portrait d’ancêtre, diminué par l’alcool tombe sur la tête d’Aladdin en disant : “Moi aussi” !

  • Mardi 26 Janvier 2010

    Aïe, aïe, aïe ! Mon papa m’a pris de court ! Pendant que je mettais un peu d’ordre dans mes papiers, me prélassais devant mon ordinateur éteint et poursuivais mon hibernation en toute quiètude, il a révolutionné notre site, sorti en quelques heures un cadavre nu de toute beauté et appétissant au possible pour les amoureux des mots qui vont lui tailler des costumes à volonté.

    Je m’étais donné jusqu’au prochain mardi de Février pour sortir de ma torpeur et du coup je n’ai sur ma table de travail que cette phrase un peu osée que je laisse à votre appréciation :

    Sous les cocotiers, un opéré de la prostate escamote une belle biroute à la force du poignet.

    Qui nous fera croire désormais que les habitants des îles se laissent aller à la nonchalance ?

    A vous retrouver sous peu les amis !

    Papa, tu es formidable ! On ne te dira jamais assez merci.

  • Mardi 2 Mars 2010

    J’ai été réveillé dimanche matin par une grosse tempête ! Le temps de reprendre mes esprits, je m’aperçois que nous somme déjà début Mars... Je ne pensais pas avoir dormi si longtemps mais les ans en sont la cause, les rudes hivers me clouent au lit maintenant, les osselets grincent, partent dans tous les sens, et j’attends avec impatience un bon p’tit coup de printemps pour me redonner de l’allant.

    En attendant, que vois-je sur le haut de ma pile de cadavres ? Où sont passées mes lunettes ? Ah, les voici :

    Des manchots malheureux en amour happent l’amant de Carla Bruni dans le lit d’un président.

    L’histoire ne dit pas ce qu’ils vont en faire, en tous les cas, ils ne risquent pas de l’avoir sur les bras, c’est déjà ça.

    Un cacatoès rouge de honte éclaire un pilote bourré aux toilettes.

    Un bon plan pour encourager les économies d’énergie encore qu’il soit recommandé, en sus de l’investissement dans un cacatoès, de se piquer le nez, à l’instar de ce pilote, pour l’avoir bien rouge afin d’y voir encore plus clair.

    A bientôt mes chers amis, je suis toujours par la pensée avec vous et j’ai eu le temps de voir que le nouveau jeu nu se portait à ravir avec déjà 1 843 mots en ligne depuis son apparition !

    Portez-vous bien et merci de votre compagnie qui me réchauffe le coeur.


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