Accueil du site > La BCD > Le voyageur


Le voyageur

lundi 5 mai 2008, par Yan


C’est en levant les yeux vers son hublot qu’il comprit que c’était aujourd’hui son jour. Le ciel commençait à dévoiler une lueur d’un bleu profond qui annonçait une journée particulièrement belle. C’était aujourd’hui son jour. Et malgré les risques encourus, ce n’était pas illogique - du moins à ses yeux. Cette idée de franchir la Ligne Bleue sous les yeux des Cerbères lui donnait une certaine fierté. Il se leva d’un bond et se rendit dans sa petite salle de bain.
  • par tantina
    musculation car pour son périple, il se devait d’être parfaitement opérationnel. Il mit à profit ce temps passé sur les appareils pour faire et refaire dans sa tête le trajet à parcourir : "la ligne raccordant le pilier du tunnel borgne, côté mer, à l’entrée du tunnel des Balitres, suivant la section de ce tunnel et la frontière géographique jusqu’à un point situé à un mètre de la voie principale française"... Il dit tout haut "la raquette...
  • par martinedeperpignan
    de la main droite, la balle de la main gauche, ou inversement... bien penser à la trajectoire... le terrain de tennis se situe juste à l’intersection de la ligne bleue qui traverse le petit port de Cerbère... et v’lan ...
  • par martinedeperpignan

    Cerbère , toujours là, paroles d’une chanson qui me trotte dans la tête ...

    Pourquoi un nom si inquiétant pour un village catalan

    Un chien de garde à la frontière, l’âme des fusils de la guerre,

    Ce nom claque par grand vent, dans un drapeau rayé de sang,

    Je ne sais pas si tu es sévère, Cerbère...

    Retour à la ligne bleue , sur le bateau partant vers l’horizon ...

    (ce texte n’est pas de moi, mais de mon amie Mabelcharly qui va bientôt nous rejoindre sur le site .

  • par Yan

    Le temps n’était pas propice et il le savait.

    Partir aujourd’hui était téméraire, mais pour lui, égoïstement, pas de doute car c’était "son jour".

    Il jeta un oeil sur son équipage qui regardait s’éloigner, dans le brouillard, le petit port de Cerbère où se tenaient leurs femmes et enfants, les bras agités.

  • par mabelcharly
    Tout comme Ulysse il se sentait investi d’une céleste mission, vers quel dieu voguait-il ? allait-il trouver lui aussi sa toison ? le ciel n’était pas si clément que celà, il espérait qu’il n’y aurait pas de naufrage ; Une vague angoisse...
  • par martinedeperpignan
    le saisit en même temps qu’un vague de légende s’abattait sur le pont arrière du navire ...
  • par mabelcharly
    trouverait-il les sirènes (à son goût), les cyclopes (en cyclopèdes), s’évaderait-il de Calypso (passée aux mains de Coustaud)et retrouverait-il un jour Pénélope (qui depuis Brassens rime avec S...) ? Que d’angoisses vraiment !
  • par martinedeperpignan
    d’autant qu’il était le meneur d’un équipage ;tous maris et géniteurs... ses épaules s’affaissaient devant le poids des responsabilités...
  • par mabelcharly
    Hier, il lui semblait avoir les coudées franches, mais aujourd’hui, inquiet... voilà t-il pas qu’il flanche. Etait-ce bien malin, de lever si tôt l’ancre ? Il regarde ses marins, et se fait un sang d’encre. Où va t- il la plonger ? la flèche minuscule, dérisoire ferraille, dérangeant les poissons, et qui le figera, face à la péninsule, où enfin accosté...
  • par martinedeperpignan
    il pourra rerouver cette sirène qu’il a bêtement abandonnée pour courir la marée ; et parfois l’on pense que son destin est de voyager alors que...
  • par mabelcharly
    C’est tout près de soi que l’on a le meilleur...

Texte terminé après 11 collaborations publiées.









Suivre la vie du site | Mentions Légales |Plan du site | Nous joindre | http://original-web-design.com | 404 - L'annuaire des pages d'erreur 404 | http://le-bouledogue-francais.fr | http://soie-et-couleurs.fr | http://www.retour-vers-le futur.fr | http://forum.retour-vers-le futur.fr